Ciné 220 - Brétigny-sur-Orge

Le Tibet

 

Date : Dimanche 26 septembre 2010

Thème : Festival Villes et Toiles

Intervenant(s) : Johann Krebs, vice-président de Tibet School, association humanitaire franco-tibétaine pour la culture et l'éducation

Divers : en partenariat avec Prefigurations.com

Compte-rendu :

Tibet School est une association fondée il y a 6 ans par une none tibétaine avec pour objectifs : préserver et mettre en avant la culture du Tibet et agir sur place dans des actions humanitaires.

Johann Krebs nous présente son premier voyage au Tibet à Lhassa et au nord est à Metrorkongka.

Il faut une autorisation spéciale pour aller au Tibet.
Palais des Dalaï Lama : « le Potala » : lieu du pouvoir religieux et lieu administratif : cet endroit ne peut se visiter qu'une seule fois et en 1h seulement ! Du haut du Potala, on a une très belle vue sur la ville.
Il y a beaucoup de touristes à Lhassa, et 80% de ces touristes sont chinois.

Projet de l'association :
Restauration et préservation d'une maison à 70 kilomètres de Lhassa pour y faire une école, un dispensaire ou des ateliers d'artisanat.
La chanteuse Galoug interprète plusieurs chansons tibétaines d'un chanteur indien actuel, écouté aujourd'hui au Tibet.

Le Tibet souhaite :
- préserver son identité culturelle
- mener un combat de résistance non violent et pacifiste.

Nous fait part de son témoignage :
Je suis resté au Tibet de 0 à 22 ans. J'ai quitté le Tibet en 1991 par le Népal et suis resté 7 ans en Inde où je me suis inscrit dans des écoles pour adultes.
Pendant l'enfance, sous alimentation. On commence à aller à l'école élémentaire vers 10 ans mais en même temps, moisson à faire dans les champs.
Fin du collectivisme : répartition des champs en fonction du nombre de membres de la famille.
Il n'y avait aucune marge de liberté. Destruction de l'identité et de la foi tibétaine.
1986 : on nous a autorisé à reconstruire les temples, les monastères.
Je voulais devenir moine pour pouvoir étudier et redevenir tibétain intellectuellement. Devenir moine c'est affirmer se culture tibétaine.
Importance du Dalaï Lama, amené par mon père dans la chapelle de la maison familiale.

Aujourd'hui, le Tibet est réparti en 5 provinces.
Surpopulation militaire chinoise, grosse machine de répression. La police politique surveille le comportement tibétain.
L'argent va à la police, aux militaires, aux fonctionnaires. La population de base ne s'enrichit pas du tout.
Plan d'urbanisation accrut à Lhassa.
Les Chinois détruisent tous les anciens immeubles, renomment les rues...
Au nom de la modernisation tout a été rasé devant le Potala.
« Génocide culturel du Tibet ».

Depuis qu'il est bouddhiste, le Tibet ne fait plus de guerre. Beaucoup de tibétains se sont exilés.
Dans les années 60 : arrivée de tibétains en Suisse qui ont été très bien intégrés. Ils sont aujourd'hui environ 4000/5000. En France, environ 1000 tibétains.

10 mars 1959 : journée nationale de la résistance.
Le Dalaï Lama est la meilleure source de communication.

10 mars 2008 : tous les moines se sont vers Lhassa pour la commémoration. Au bout de 4 jours, très fortes répression des chinois « les émeutes du 14 mars ».
Depuis 2008 : état de siège militaire.
Manque de soutien des communautés internationales.