Ciné 220 - Brétigny-sur-Orge

Plastic Planet

 

Date : Jeudi 28 avril 2011 à 20h30

Thème : Cycle environnement « peut-on se passer des plastiques ? »

Film : PLASTIC PLANET de Werner Boote

Intervenant(s) : Jean-François Poitvin de l'association Ile de France Environnement et Bruno Gentil, Président de la Fédération Nationale de l'environnement.

Divers : En partenariat avec l'Ademub

 

Compte-rendu :

« Le plastique dans notre vie quotidienne ».
L'ADEMUB va fêter ses 20 ans l'an prochain. Association sur les questions d'environnement et d'urbanisme à Brétigny.
Biodiversité : interaction entre le plastique en tant que déchet et l'environnement.

M. Jean-François Poitvin
M. Bruno Gentil, président de la Fédération Nationale de l'environnement (+ 3000 associations fédérées).

Un plastique c'est une résine avec des additifs (plastifiant par exemple ou donnant des propriétés particulières, des couleurs...)
2 résines « méchantes » : le stiren et le chlorure de bisphénol.

Ce qui peut être dérangeant dans ce film c'est qu'il pose des questions mais n'apporte pas de solutions.
Film alarmant, alarmiste, catastrophiste !
Est-ce la bonne méthode d'être alarmiste en matière d'écologie ou d'environnement ?
Est-on obligé de communiquer de cette manière ?
Il faut faire les 2 ! Interpeller les citoyens mais aussi ne pas trop être alarmiste.
Equilibre dur à trouver mais nécessaire.
Le film emploie l'expression « l'âge du plastique ». Est-on dans cet âge ?
Le film ne montre qu'une partie du plastique, or c'est quelque chose de bien plus vaste (les bas nylon, le tergal, beaucoup de matériaux composite...sont du plastique !)
Ici, on montre davantage le plastique en tant qu'emballage, ce qui représente un peu moins de 1/3 des utilisations du plastique.

46% du plastique fabriqué/an est rejeté mais 54% ont une plus grande durée de vie.
PVC : plastique qui blanchit quand on le plie. Emballage industriel. C'est le premier produit pour faire des évacuations d'eau.
Avantage du plastique : c'est très léger.

40% du prix de revient d'un produit tel que le jus de fruit par exemple va dans l'emballage plastique. Idée de la bouteille en verre consignée qui existe déjà en Europe.

Problème du plastique : toxicité car les plastiques ne sont jamais biodégradables.
Problème de la dissémination des déchets.
Problème des animaux qui ingestent ces produits : impact sur la biodiversité animale.
Problème de la diminution du pétrole.
Problème sanitaire grave.
Notion de la durée de vie.
Obsolescence programmée par le système économique actuel.

Changer est quelque chose de compliqué en France.
Toute idée de changement se heurte à un scepticisme absolu. Il ne faut pas s'interdire le changement.

2 moyens d'intervenir :
- par la législation, les règles.
- par le pouvoir des consommateurs avec toutes ses difficultés (lutte pour un étiquetage environnemental des produits par exemple).

Ce qui est important c'est que les citoyens, via des associations, aient un vrai poids.
Pour qu'on ait le choix, il faut de l'information plus importante dans les commerces, sur les produits, sur les sites internet...

Plastiques issus du pétrole ou de matériaux naturels.
Aujourd'hui, 50% des emballages en plastique sont recyclés.
Pour avoir des centres de tri performant il faut avoir des milliers de tonnes à trier. Ensuite on peut les recycler.
Système de la poubelle à puce : on paie en fonction du poids de déchets qu'on confie à la collectivité. Méthode incitative, mais avec cette pesée, système pas très pédagogique.
Autre système : on paie au nombre de fois qu'on sort sa poubelle.

Qu'est ce qui serait un objectif raisonnable et utile dans la manière de consommer le plastique ?
Il y a tellement de plastiques couvrant tellement de domaines qu'il faudrait donner une réponse par plastique.

L'eau est un polymère.
ADEM est une agence de l'environnement.