Ciné 220 - Brétigny-sur-Orge

Souffle

Date : Vendredi 23 septembre à partir de 19h

Thème : Festival Villes et Toiles

Film : SOUFFLE ! de Christophe Trahand

Intervenant(s) : Christophe Trahand, réalisateur et Ibrahim Maalouf, trompettiste

Compte-rendu :

Film réalisé pendant la période où I. Maalouf travaillait sur son premier album. Depuis, il s'est passé beaucoup beaucoup de choses.

Période de création musicale et d'interrogation.

Le troisième album d'I. Maalouf sort la semaine prochaine !

Avant ces albums solo, I. Maalouf jouait dans le groupe Farah, de 1999 à 2003, mais ce groupe fut un échec car il n'y avait pas de véritable osmose entre les musiciens.

Le film Souffle !

Ce film est la première réalisation de Christophe Trahand.

Il a été difficile de monter un film sur I. Maalouf qui à l'époque n'était pas connu !

Le tournage a eu lieu sur un an, au Liban et ailleurs.

Film sur l'exil, l'entre deux.

Où se loge l'élan créateur chez ces gens qui ont un pied sur chaque rive ?

« Comment avez-vous découvert la musique d'I. Maalouf ? » « Il s'agit d'une vraie belle rencontre qui a donné un documentaire poétique et sincère ».

Ibrahim Maalouf était toujours très méfiant de toutes ces heures d'interviews qui auraient pu être mal utilisées. Finalement, vrai beau documentaire qui ne le trahit pas du tout.

« Quand on filme, a-t-on en tête un pré scénario ? » « Oui ! Dans un documentaire, on anticipe le réel. La télévision demande un produit formaté. Le documentaire devait donc faire 52 minutes, or dans mon envie de film, le film faisait au moins 1h15 ! Il faut s'adapter aux contraintes, aux diffuseurs... ». « L'idée était de faire d'I. Maalouf un conteur qui a une théorisation de l'exil, une vraie réflexion ».

Très belles scènes avec le luthier, le facteur d'instrument qui a fabriqué la toute première trompette à quart de ton d'Ibrahim.

Comment filmer la musique ?

C. Trahan : « Pour le concert au New Morning il y avait trois caméras, sinon une seule caméra mais avec plusieurs prises ».

Pour un documentaire de 52 minutes, il y a en moyenne une vingtaine d'heure de rush. Pour ce film, il y en a eu 75 ! Beaucoup de scènes tournées (fête de famille, séances de travail...) ne sont pas forcément dans le film.

Volonté de filmer le réel mais avec une certaine esthétique.

La caméra est toujours placée à 80 cm du sol, ce qui est, pour C. Trahan, une bonne hauteur pour regarder la musique.

Trompette

Trompette en Do : école française

Trompette en Si bémol : dans le reste du monde.

I. Maalouf : « Mon père est quelqu'un qui parle très fort, avec une certaine véhémence, qui est très passionné. Il joue également très fort de la trompette. J'ai grandi avec cette vision là de la trompette qui ne me plaisait pas. J'ai commencé à aimé la trompette quand j'ai compris que je pouvais jouer moins fort, plus doucement grâce à une trompette en Si bémol. Une fois cette trompette particulière fabriquée, j'ai alors commencé ma propre route de musicien ».

La musique classique et les concerts baroques ont longtemps rythmés la vie d'I. Maalouf.

« Entre 7 et 14 ans, j'avais tous les jours entre 20 et 45 minutes de cours de musique avec mon père. Je n'avais pas le droit à l'erreur et pas moyen d'y échapper ! J'ai donc eu la technique de la trompette classique, l'oreille de la musique arabe et l'harmonie du piano de ma mère ».

Ibrahim Maalouf et l'Essonne

Etampes, Etrechy, Brétigny...

« J'ai grandi en vivant à Etampes avec toujours l'idée que je vivrais ailleurs un jour. Idée de mon père qu'on allait retourner au Liban. Il ne voulait pas que l'on s'attache à la France ».

Discographie :

Diasporas - Diachronism - Diagnostic

www.ibrahimmaalouf.com