Ciné 220 - Brétigny-sur-Orge

Courts-métrages portugais

 

Date : Vendredi 25 novembre à 18h30

Thème : Festival du Cinéma Européen en Essonne,

Invité d'honneur, La Casa de animaçao de Porto

Film : Courts-métrages portugais :

Les yeux du phare de Pedro Serrazina, Histoire tragique et fin heureuse de Regina Pessoa, Voyage au Cap Vert de José Miguel Ribeiro, Dodu, Le garçon de papier de José Miguel Ribeiro, Le vent qui nous embrasse de José Miguel Ribeiro, Les Millionnaires de Mario Gajo de Carvalho, Et puis de Sandra Santos, Le Cordonnier de David Doutel et Vasco Sa

Intervenant(s) : ...José Miguel Ribeiro, réalisateur et Marina Estela Graça de l'association de la maison du cinéma d'animation de Porto

Divers : Buffet portugais offert

Compte-rendu :

Discussion avec nos invités à l'issue de la projection des courts-métrages.

Le cinéma d'animation n'est pas que pour des enfants ! Le public ne le sait malheureusement pas mais le cinéma d'animation est beaucoup pour les adultes.

Quand tu écris tes histoires José, est ce que tu penses à ton public ?

« Oui ! J'évite par exemple une bande son trop agressive ou des scènes très violentes. J'ai fait des petits films musicaux avec des objets domestiques (Bric à Brac, épisodes de 2-3 minutes) qui passaient à la télévision portugaise. C'était quelque chose de nouveau pour le marché de la télévision ».

« Les idées de mes films sont souvent assez identiques (thème du voyage, de la mélancolie...) mais les techniques sont différentes ».

Quelle est l'Idée de départ pour le film Voyage au Cap Vert :

« Il s'agit d'un voyage que j'ai vraiment fait parce que j'en avais marre du quotidien et du travail. Je voulais faire un break et partir dans un endroit pas trop grand pour ne pas me perdre. Au Cap Vert je pouvais marcher, rencontrer des gens... Iles où il y a beaucoup de femmes et d'enfants. J'y ai passé deux mois avec un sac à dos à marcher. J'utilisais des carnets pour noter des idées, faisais des dessins... A mon retour, j'étais une personne différente et avais besoin d'un nouveau projet. J'ai redécouvert dans un tiroir mon carnet de voyage. Il m'a fallu 2 ans et demi pour faire ce film avec une douzaine de personnes. C'est ma voix que l'on entend. Je suis retourné au Cap Vert 2 ans après mon voyage pour prendre des sons ».

« Ma première passion c'est le dessin, puis j'ai découvert l'animation et donc le mouvement, le rythme... Le stop motion est plus proche de l'animation que le dessin. Dans le dessin on se perd plus entre la représentation et le côté technique. On perd la relation immédiate de l'animation. Un animateur est aussi un acteur. L'origine du mouvement que l'on voit à l'écran est toujours l'animateur. Dans l'animation portugaise, que ce soit les animateurs ou les auteurs, quasiment tous viennent de l'école des beaux arts. C'est par la voix de la création que l'on arrive à l'animation. Peut être qu'un jour, de nouveaux types d'animateurs arriveront !

Au Portugal, nous sommes doués pour l'animation d'auteur mais pas pour l'animation commerciale ».