Ciné 220 - Brétigny-sur-Orge

Papa est en voyage d'affaire

 

Date : Vendredi 10 février à 20h

Thème : Ciné ville : Sarajevo

Film : PAPA EST EN VOYAGE D'AFFAIRES d'Emir Kusturica

Intervenant(s) : le chanteur et musicien ToMiSlaV et Franck Senaud de l'association Préfigurations.com

Divers : Rencontre musicale tonique avec ToMiSlaV, chanteur folk blues autour d'un apéro soupe croate suivie de la présentation du film d'Emir Kusturica.

Compte-rendu :

Sarajevo                                                                                                                                                                                        

Sarajevo (prononcer Sarayévo ; en serbe cyrillique, Сарајево ; anciennement Bosna-Seraï) est la capitale et la plus grande ville de Bosnie-Herzégovine. Avant la guerre, le dernier recensement de 1991 évaluait la population à 429 672 habitants et de nos jours, la population de Sarajevo est estimée à environ 700 000 Sarajéviens.

La ville est considérée comme l'une des plus importantes villes des Balkans et son histoire est particulièrement riche depuis sa création par les Ottomans en 1461. La ville a été le théâtre de l'assassinat par Gavrilo Princip de l'archiduc François-Ferdinand d'Autriche, qui marqua le début de la Première Guerre mondiale. Plus récemment, elle accueillit les Jeux olympiques d'hiver de 1984 et fut assiégée durant la guerre de Bosnie-Herzégovine dans les années 1990. Dans la ville, la guerre n'a laissé quasiment aucune trace visible - n'étaient les marques des obus dans les chaussées, précieusement conservées. Mais elle reste omniprésente dans les conversations. Entre 1992 et 1995, la capitale de Bosnie-Herzégovine a subi un siège de plus de mille jours qui a fait près de 10 000 morts. Seize ans après le retour de la paix, Sarajevo, économiquement sinistrée, politiquement divisée, vit dans la précarité d'un interminable après-guerre. Pourtant jamais elle n'a accueilli autant de touristes qu'en 2011. Sarajevo fait partie du canton de Sarajevo, un des dix Cantons de Bosnie-Herzégovine, et la rivière Miljacka traverse la ville.
Sarajevo était peuplée de 3 communautés : serbe, croate, musulmane.
Ces 3 communautés vivaient très bien ensemble, se mélangeaient.
Sarajevo est vraiment LA ville yougoslave.
 
Emir Kusturica                                                                                                                                                                             

Kusturica a grandi dans ce mélange et regrette l'ancienne Yougoslavie et sa douceur de vivre.
La vie était plus simple bien qu'il n'y ait pas la liberté d'expression.
Kusturica était musicien (bassiste) dans sa jeunesse, il faisait partie d'un groupe de rock yougoslave assez populaire dans les années 80. Le groupe s'est séparé pendant la guerre et chaque membre a retrouvé sa communauté. Se sont ensuite reformés 2 groupes distincts, l'un nommé « Interdit de fumer » (Zabranjeno pušenje) l'autre « The No Smoking Orchestra » qui lui, a très bien marché et tourné internationalement.
La musique est très présente dans les films de Kusturica, tout comme le thème de la famille. Il y a un coté très authentique dans ses films.
 
Papa est en voyage d'affaires                                                                                                                                                            

Film autour de la mère.
Histoire plutôt triste mais ce n'est jamais pleurnichard ou pathétique.
Beaucoup de plans en plongé, sorte de « réalisme magique » cf. Arizona Dream. Plans plutôt poétiques.
Sarajevo est une ville entourée de colline, Kusturica adopte d'une certaine manière « le point de vue de l'ange ». Grande influence du cinéma italien.
Structure du film particulière, séquences autonomes construite séparément. On passe du tout au rien, on ne sait jamais vraiment ce qui va se passer d'une séquence à l'autre.

www.tomislav.fr

 

Mulholland Drive

 

Date : Vendredi 9 décembre à 20h30

Thème : Cycle Ciné Ville "Los Angeles"

Film : MULHOLLAND DRIVE de David Lynch

Intervenant(s) : Fabrice Pataut, qui a vécu six années à Los Angeles. Reconquêtes, son quatrième roman, en trace le portrait noir et secret. Ses personnages font face aux mensonges et aux faux semblants à la manière des protagonistes du Mulholland Drive de David Lynch, errant dans la ville infinie.

Compte-rendu :

Los Angeles est une ville très étalée qui s'étend sur 1290 km2 ! Sunset Boulevard fait 50 kilomètres de long !

Mulholland Drive est une route assez sinueuse, pas du tout urbaine qui traverse à la fois quelques maisons mais qui est souvent dans la foret. Route parallèle à la cote.

C'est une route cinématographique, elle est parfois nue, vide, puis surgissent des habitations...

Los Angeles est elle une ville dépaysante ? Oui ! car la géographie de la ville est très étrange, il n'y a pas de centre, tout est très étalé. On est beaucoup sous l'influence mexicaine, beaucoup de gens parlent espagnol. On est très loin de nos repères européens.

L'écriture de Fabrice Pataut est très imagée, très cinématographique.

Référence à Griffith dans le roman Reconquête. Certaines scènes du film Naissance d'une nation ont été tournées dans un parc de Los Angeles ce qui était assez rare à une époque où on tournait tout en studio.

Peut-on parler de Los Angeles sans parler de cinéma ? En effet, c'est une ville qui s'est formée complètement autour du cinéma et de la télévision.

Dans le film, la femme blonde est un personnage très hitchcockien dans la manière dont elle est coiffée, habillée, dans sa façon de bouger...

Jeu entre le faux et le vrai, le personnage et son double.

Des scènes au départ très ordinaires, anodines, peuvent devenir très violente.

De fausses pistes sont données par David Lynch aux spectateurs. Lynch manipule le spectateur.

Jeu avec l'attente des codes culturels du spectateur pour mieux le tromper, le manipuler.

Compétition courts-métrages

 

Date : Vendredi 18 novembre à 9h30

Thème : Festival du Cinéma européen en Essonne

Film : Programme de Courts-métrages

Intervenant(s) : Rencontre avec la réalisatrice du film COURIR, Maud Alpi.

Compte-rendu :

Le film a été tourné à l'automne 2010 à Dreux avec des acteurs dont c'était la première expérience cinématographique.

Comment est né ce projet ?

« J'avais l'image de 2 personnes qui courent, qui était pour moi une image emblématique de la vie occidentale. Beaucoup de choses (colère, chagrin...) peuvent passer dans la course ».

Comment finance t on un court-métrage ?

« Ce film est mon troisième film. Grande collaboration artistique avec mon producteur. Lorsque le film semble lisible par d'autres, le producteur se charge de l'envoyer aux télévisions, au CNC ...

Le budget de ce film représente un peu plus de 100 000 euros. C'est un gros budget et cela parce que l'on paie tout le monde ! Ce film a été tourné en 12 jours avec pas mal de machineries, pour faire les travelling par exemple. Il a été tourné en 35 mm par choix artistique pour un meilleur rendu sur les visages. C'est sans doute le premier et le dernier film que je tourne en 35 mm ! »

Thématique commune dans les 3 films de Maud Alpi : Il s'agit de gens très différents qui se croisent et essaient d'échanger quelque chose.

Quel temps s'écoule entre l'idée de départ du film et le produit fini ?

« Ça s'étale sur une longue période. Ça a duré 1 an et demi en tout mais ce n'est pas 1 an et demi de travail car il y a pas mal d'attente, avec le dépôt des dossiers... Les aides sont parfois difficiles à obtenir ».

Dans le film, il y a peu d'éléments sur les personnages :

- choix économique de ne pas multiplier les lieux de tournage

- choix artistique pour aller à l'essentiel

Les gens qui courent sont partout, à la ville, à la campagne, dans tous les milieux. La course est finalement un thème banal. C'est un moment où les gens font le point sur leur vie.

Combien rapporte un film comme celui-ci ?

« Je suis auteure réalisatrice donc salariée en tant que réalisatrice et pour cela je gagne 1500 euros + les droits d'auteur. En fait, on gagne de l'argent quasi uniquement s'il y a une diffusion télé. On est payé 150 euros/minute pour la diffusion télé. Ce film a été préacheté par France 3. On peut aussi parfois avoir des prix dans les festivals. Sinon, on ne gagne rien ! »

Courts-métrages portugais

 

Date : Vendredi 25 novembre à 18h30

Thème : Festival du Cinéma Européen en Essonne,

Invité d'honneur, La Casa de animaçao de Porto

Film : Courts-métrages portugais :

Les yeux du phare de Pedro Serrazina, Histoire tragique et fin heureuse de Regina Pessoa, Voyage au Cap Vert de José Miguel Ribeiro, Dodu, Le garçon de papier de José Miguel Ribeiro, Le vent qui nous embrasse de José Miguel Ribeiro, Les Millionnaires de Mario Gajo de Carvalho, Et puis de Sandra Santos, Le Cordonnier de David Doutel et Vasco Sa

Intervenant(s) : ...José Miguel Ribeiro, réalisateur et Marina Estela Graça de l'association de la maison du cinéma d'animation de Porto

Divers : Buffet portugais offert

Compte-rendu :

Discussion avec nos invités à l'issue de la projection des courts-métrages.

Le cinéma d'animation n'est pas que pour des enfants ! Le public ne le sait malheureusement pas mais le cinéma d'animation est beaucoup pour les adultes.

Quand tu écris tes histoires José, est ce que tu penses à ton public ?

« Oui ! J'évite par exemple une bande son trop agressive ou des scènes très violentes. J'ai fait des petits films musicaux avec des objets domestiques (Bric à Brac, épisodes de 2-3 minutes) qui passaient à la télévision portugaise. C'était quelque chose de nouveau pour le marché de la télévision ».

« Les idées de mes films sont souvent assez identiques (thème du voyage, de la mélancolie...) mais les techniques sont différentes ».

Quelle est l'Idée de départ pour le film Voyage au Cap Vert :

« Il s'agit d'un voyage que j'ai vraiment fait parce que j'en avais marre du quotidien et du travail. Je voulais faire un break et partir dans un endroit pas trop grand pour ne pas me perdre. Au Cap Vert je pouvais marcher, rencontrer des gens... Iles où il y a beaucoup de femmes et d'enfants. J'y ai passé deux mois avec un sac à dos à marcher. J'utilisais des carnets pour noter des idées, faisais des dessins... A mon retour, j'étais une personne différente et avais besoin d'un nouveau projet. J'ai redécouvert dans un tiroir mon carnet de voyage. Il m'a fallu 2 ans et demi pour faire ce film avec une douzaine de personnes. C'est ma voix que l'on entend. Je suis retourné au Cap Vert 2 ans après mon voyage pour prendre des sons ».

« Ma première passion c'est le dessin, puis j'ai découvert l'animation et donc le mouvement, le rythme... Le stop motion est plus proche de l'animation que le dessin. Dans le dessin on se perd plus entre la représentation et le côté technique. On perd la relation immédiate de l'animation. Un animateur est aussi un acteur. L'origine du mouvement que l'on voit à l'écran est toujours l'animateur. Dans l'animation portugaise, que ce soit les animateurs ou les auteurs, quasiment tous viennent de l'école des beaux arts. C'est par la voix de la création que l'on arrive à l'animation. Peut être qu'un jour, de nouveaux types d'animateurs arriveront !

Au Portugal, nous sommes doués pour l'animation d'auteur mais pas pour l'animation commerciale ».

Petit à petit

 

Date : Vendredi 25 novembre à 10h

Thème : Festival du Cinéma Européen en Essonne

Film : PETIT A PETIT

Intervenant(s) : Uzi et Lotta Geffenblad, réalisateurs

Compte-rendu :

Rencontre entre les réalisateurs Uzi et Lotta Geffenblad et des enfants d'écoles maternelles.

Comment fait-on un film ?

« On fait d'abord les dessins puis on découpe les personnages avec des ciseaux qu'on prend ensuite et que l'on filme avec la caméra. Toutes ces images sont mises ensemble pour faire le film. Lorsque les films sont fait avec un ordinateur on n'utilise pas de caméra ».

Combien faut-il de dessins pour faire un film ?

« Enormément ! »