Ciné 220 - Brétigny-sur-Orge

Le Mépris

Dimanche 12 juillet 2020 à 17h 
Un dimanche au ciné… avec un film culte !
Hommage à Michel Piccoli
En partenariat avec l’ADRC, le Ciné220 vous propose chaque semaine de cet été une rétrospective qui rend hommage à la carrière exceptionnelle et à l'immense talent de Michel Piccoli. Cette rétrospective de 8 films parmi les plus marquants de sa filmographie, du Mépris de Jean-Luc Godard (1963) à Habemus papam (2011) de Nanni Moretti, raconte aussi Michel Piccoli par ses "familles de cinéma" aux côtés de ses amis Claude Sautet, Marco Ferreri, Luis Buñuel et bien d'autres.
« Piccoli. Piccoli est un nom pluriel. Que retenir de ses soixante-dix ans de théâtre, de télévision et de cinéma, de ses deux-cents longs métrages ? Il y a tant de Piccoli. Nom pluriel, adjectifs pluriels : Piccoli séducteur, manipulateur, trouble et ambigu, glacial et dangereux, jouant les notables et les bourgeois… Mais il existe un autre Piccoli, un Piccoli que les années 1970 vont révéler : un Piccoli farceur et tapageur, cocasse et fantasque, extravagant et exubérant. Un homme qui n’est jamais là où on l’attend, qui a toujours voulu surprendre et bousculer. Michel Piccoli est un drôle d’acteur : un acteur populaire qui n’a cessé de servir le cinéma d’auteur ». Yves Jeuland.
Film accompagné d’un DEBAT avec Franck Senaud, professeur d’histoire de l’art
" Souvent double des réalisateurs pour lesquels il a travaillé, le rôle de scénariste joué ici face à Brigitte Bardot et Fritz Lang permet à Piccoli d'être puissamment passif: sa femme, le film, le décor, la parole tout lui échappe. Et l'histoire du cinéma pour Godard commence à se déconstruire... dans une grande beauté de couleurs ".
 

 

 

LE MEPRIS
Paul Javal, scénariste, et sa jeune femme semblent former un couple uni. Un incident apparemment anodin avec un producteur va conduire la jeune femme à mépriser profondément son mari.
De Jean-Luc Godard, avec Brigitte Bardot, Michel Piccoli, Fritz Lang…
France – Drame – 1h45 – 1963
Au moment de Lolita, Kubrick n’est pas encore l’Artiste. Paria à Holly¬wood, il part pour l’Angleterre afin de contourner la censure qui vibrionne autour du roman de Nabokov. Loin de défier l’écrivain en renchérissant sur l’érotisme, Kubrick attaque, sur son propre terrain, la folie. Par le regard détraqué de James Mason passe un mélange de lubricité et de panique. L’image d’une nymphette guettée par un homme mûr suffit à démolir l’Amérique moyenne idyllique, paradis fifties déjà frelaté. On dit que Lolita est le film que préfèrent ceux qui n’aiment pas Kubrick. En omettant de répéter que c’est un grand film, un peu vulgaire, un peu raté, mais complètement électrique.