Ciné 220 - Brétigny-sur-Orge

Un dimanche au ciné…avec un film culte ! - Les choses de la vie

Dimanche 26 juillet 2020 à 17h 
Un dimanche au ciné… avec un film culte !
Hommage à Michel Piccoli
En partenariat avec l’ADRC, le Ciné220 vous propose chaque semaine de cet été une rétrospective qui rend hommage à la carrière exceptionnelle et à l'immense talent de Michel Piccoli. Cette rétrospective de 8 films parmi les plus marquants de sa filmographie, du Mépris de Jean-Luc Godard (1963) à Habemus papam (2011) de Nanni Moretti, raconte aussi Michel Piccoli par ses "familles de cinéma" aux côtés de ses amis Claude Sautet, Marco Ferreri, Luis Buñuel et bien d'autres.
« Piccoli. Piccoli est un nom pluriel. Que retenir de ses soixante-dix ans de théâtre, de télévision et de cinéma, de ses deux-cents longs métrages ? Il y a tant de Piccoli. Nom pluriel, adjectifs pluriels : Piccoli séducteur, manipulateur, trouble et ambigu, glacial et dangereux, jouant les notables et les bourgeois… Mais il existe un autre Piccoli, un Piccoli que les années 1970 vont révéler : un Piccoli farceur et tapageur, cocasse et fantasque, extravagant et exubérant. Un homme qui n’est jamais là où on l’attend, qui a toujours voulu surprendre et bousculer. Michel Piccoli est un drôle d’acteur : un acteur populaire qui n’a cessé de servir le cinéma d’auteur ». Yves Jeuland.

 

les choses de la vieLES CHOSES DE LA VIE
EAu volant de sa voiture, Pierre, architecte d'une quarantaine d'années, est victime d'un accident de la route. Ejecté du véhicule, il gît inconscient sur l'herbe au bord de la route. Il se remémore son passé, sa vie avec Hélène, une jeune femme qu'il voulait quitter, sa femme Catherine et son fils...
De Claude Sautet, avec Michel Piccoli, Romy Schneider, Léa Massari
France – Drame – 1h28 – 1970
« Les choses n’arrivent jamais comme on croit. C’est le sujet de tous mes films. » Claude Sautet concluait ainsi son livre d’entretiens avec Michel Boujut. Loin de l’image d’Epinal de la bourgeoisie pompidolienne et des bistrots à l’heure du coup de feu, Claude Sautet fut surtout le cinéaste de l’angoisse et de la confusion, et cela dès Les Choses de la vie, son troisième film.
Avec Pierre (Michel Piccoli, magnifiquement intériorisé), ce quadragénaire qui hésite entre deux vies, avec sa femme ou avec sa maîtresse éprise d’absolu (Romy Schneider, frémissante), Sautet entamait une longue liste d’hommes qui fuient. Son accident de voiture au début, filmé selon divers ralentis (scène célèbre, composée de soixante-six plans, souvent citée par John Woo…), donne toute sa puissance tragique à ce banal dilemme. Pierre roule pour être seul et différer sa décision. Le moment euphorique du choix lui sera fatal. Dans les histoires de Sautet, il est quelquefois trop tôt, souvent trop tard, mais les femmes restent les plus beaux accidents qui puissent arriver aux hommes.